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de l'Assomption Eglise Notre Dame de l'Assomption (Morteau) La première mention du prieuré bénédictin
de Morteau date de 1107. Le prieuré se trouve à la
tête d'une seigneurie ecclésiastique s'étendant
à tout le Val de Morteau. L'histoire de cette église est jalonnée d'incendies
et de reconstructions : la première église édifiée
sur ce lieu date du 15e siècle. Il n'en reste plus que l'abside
à trois pans. Un deuxième édifice est construit au début
du 16e siècle dont subsiste le choeur orné de réseaux
flamboyants et d'une grande partie de la tour-clocher épaulée
de contreforts d'angle à ressauts et coiffée d'un
toit à l'impériale. La troisième étape
consiste en la reconstruction des voûtes de la nef effondrées
à la moitié du 17e siècle. C'est aussi l'époque de la Guerre de Dix Ans (1635-1644),
période noire pour la Franche-Comté. Les exactions
commises par les mercenaires suédois à la solde du
Roi de France ont laissé des traces durables dans la mémoire
collective. Une ultime restauration a lieu au 18e siècle. L'église est dépourvue de transept. La haute nef
est voûtée d'ogives, séparée par des
arcs doubleaux en plein cintre. Le collatéral du Rosaire
(de part et d'autre de l'entrée actuelle) présente
des voûtes d'ogives finement nervurées dont les clefs
feuillagées sont ornées, entre autre, d'instruments
d'architecte. A noter un remarquable mobilier parmi lequel : la Vierge
de Pitié en bois polychrome et doré de la fin du 15e
siècle, une Vierge Libératrice de Morteau, toile du
17e siècle, signée Blaise Balanche-Richarde, une chaire
de la mi-18e réalisée par Claude-Joseph Béliard,
sculpteur natif de Morteau, et enfin treize stalles de moines et
lambris du choeur datant du 18e siècle. L'édifice
est inscrit et le mobilier est classé aux Monuments historiques. < Retour
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